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Lux-Development Burkina Faso

Devenu pays partenaire de la Coopération luxembourgeoise dès 1996, le Burkina Faso et le Grand-Duché de Luxembourg ont, en 1999, formalisé cette relation privilégiée à travers la signature d’un accord général de coopération.

En 2003, afin de doter leur coopération d’un cadre programmatique, les deux pays se sont engagés dans un 1er Programme indicatif de coopération pour la période 2003-2007. Ce 1er Programme a été suivi, fin 2007, d’un 2ème Programme pour la période 2008-2016. Fin 2016, le Grand-Duché de Luxembourg et le Burkina Faso ont enfin signé leur 3ème Programme indicatif de coopération pour la période 2017-2021.

Ce nouveau programme poursuit les appuis dans les secteurs de la gestion durable des ressources naturelles, de l’éducation, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, ainsi que des technologies de l’information et de la communication. L’enveloppe bilatérale de 47.3 MEUR se rajoute aux 122.6 MEUR des cycles précédents qui ont permis de financer un total de 18 projets et programmes bilatéraux.

Dans le souci de rapprocher du terrain la supervision et la coordination des projets et programmes de Coopération bilatérale luxembourgeoise, LuxDev a installé son premier bureau au Burkina Faso dès 2003, année de signature du 1er Programme indicatif de coopération. Avec des portefeuilles en croissance permanente, ce bureau, responsable encore jusqu’en septembre 2017 pour le Niger, n’a cessé d’évoluer pour devenir depuis cette date Bureau pays se consacrant uniquement aux appuis de Coopération bilatérale au Burkina Faso.

Avec neuf collaborateurs directs, il contrôle début 2018 un portefeuille de projets actifs de 43.3 MEUR. D’autre part, il vient de démarrer les formulations des appuis bilatéraux du 3ème Programme indicatif de coopération qui démarreront progressivement courant 2018 et remplaceront les appuis du Programme précédent.

Les portefeuilles de plus en plus importants sont traduits en des déboursements qui ont connu une augmentation très significative depuis 2011 (3.8 MEUR) pour atteindre 17.4 MEUR en 2014. En baisse pendant les années 2015 et 2016, à 12, respectivement 11 MEUR, ils sont remontés à 14.5 MEUR en 2017.

Toutes les actions de développement du 3ème Programme indicatif de coopération s’inscrivent dans le Plan national de Développement économique et social, et les politiques sectorielles du pays. Dans le cadre de modalités fortement alignées aux dispositifs nationaux de planification, programmation, exécution et suivi-évaluation, elles placent le partenaire burkinabè au cœur de l’action et l’appuient à travers d’importants volets de renforcement des capacités.

Staff Burkina Faso

                        Hugues LEGROS 
Représentant résident - Burkina Faso

                        Rodrigue LAFFONT 
Contrôleur administratif et financier

                        Pierre Henry Camille DOHOGNE Chargé de programmes

                        Sébastien LAMBALOT Assistant Technique Junior

                        Carine Nadège KIEMA Assistante administrative et financière

                        Abdramane ZONGO
 Chauffeur

Burkina Faso

Nous contacter

E-mail

office.burkina@luxdev.lu

Téléphone

(+226) 25 30 15 04/06

Adresse

B.P. n°513

Ouagadougou 11 Burkina Faso

Langue officielle

Français

Capitale

Ouagadougou

Monnaie

Franc CFA (XOF)

Heure locale

12:25

 

Bureau régional de LuxDev

Ouagadougou

 

Superficie

274 200 km2

Alphabétisation

28.7 %

Taux d'accroissement de la population

3.1 %

Espérance de vie à la naissance

59 / 60 ans (h/f)

Population

18.1 millions d’habitants

Indice de Développement Humain

183 /188

 

Situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso, avec une superficie de 274 000 km2, est un pays enclavé qui partage ses frontières avec le Mali au nord-ouest, la Côte d'Ivoire au sud-ouest, le Ghana, le Togo et le Bénin au sud, et le Niger à l'est. Le climat est tropical de type soudano-sahélien avec deux saisons très contrastées : la saison pluvieuse et la saison sèche durant laquelle souffle l’harmattan, vent du désert du Sahara. La saison des pluies, plus courte dans le nord du pays, dure environ 4 mois, entre mai-juin et septembre.

Le Burkina Faso, qui signifie « pays des hommes intègres », autrefois Haute-Volta, a acquis son indépendance vis-à-vis de son pays colonisateur, la France, le 5 août 1960 sous le règne du président Maurice YAMEOGO. Alors que le français est la langue officielle, le pays est riche d’une soixantaine d’ethnies parlant chacune sa propre langue, offrant ainsi au pays une grande diversité linguistique et culturelle.

Après son accession à l’indépendance, le pays a été secoué par plusieurs coups d’Etat successifs avant de connaître une période de stabilité de 1987 à 2014. L’insurrection populaire en octobre 2014 a mis fin au régime en place qui tentait de modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir. Après une phase de transition d’une année, le Burkina Faso a procédé à des élections démocratiques en novembre 2015 marquant ainsi son retour à une vie constitutionnelle normale.

La population du Burkina Faso croît au rythme annuel moyen de 3,1 % et selon les résultats de l’Enquête multisectorielle continue de l’Institut national de la Statistique et de la Démographie (INSD), elle était estimée à près de 18 millions en 2014, dont la moitié n’avait pas plus de 16 ans et 42,3 % des économiquement actifs avaient moins de 30 ans. Les indicateurs en matière d’éducation et de formation sont parmi les plus faibles au monde. Selon l’INSD, le taux d’alphabétisation de la population de 15 ans et plus était estimé à 34 % en 2014. Au cours de la même année, quatre personnes sur cinq de plus de 25 ans n’avaient aucun niveau d’instruction. Par rapport à l’ensemble des indicateurs, il existe de grandes disparités selon le genre et le milieu de résidence (urbain ou rural). Le Burkina Faso connaît également des mouvements migratoires qui se traduisent notamment par un exode rural notable et une migration internationale ancienne et importante.

Au cours des quinze dernières années, le Burkina Faso a connu une croissance économique appréciable qui s’est construite autour des secteurs agricole et minier. Quoique fluctuante, celle-ci s'est renforcée au cours de cette période avec un taux de croissance annuel moyen du Produit intérieur brut (PIB) réel de 5,5 % entre 2011 et 2015. Cependant, en raison d'un taux de croissance démographique élevé, la croissance moyenne du PIB par habitant n'a été que de 2,3 %, ce qui n'a pas permis de réduire considérablement la pauvreté et les inégalités sociales. Le taux de pauvreté était estimé à 40,1 % en 2014.

L’économie burkinabè est confrontée à des insuffisances structurelles du système productif national fortement exposé aux chocs exogènes, aux aléas climatiques et à la volatilité des prix des principaux produits d'exportation (or et coton). Ces insuffisances sont : la faible productivité du secteur primaire dominé par une agriculture de subsistance, le déclin du secteur manufacturier lié à la faible compétitivité des industries existantes et au faible développement de l'agro-industrie, le faible accès des opérateurs économiques, surtout des petites et moyennes entreprises aux services financiers, la faible diversification des exportations et l'insuffisance de ressources humaines de qualité adaptées aux besoins de sa transformation structurelle. Pour autant, le pays dispose de potentialités et d’opportunités, notamment en termes de potentiels de productions agro-sylvo-pastorales, fauniques et halieutiques non encore exploitées, celles de développement de l'agro-industrie, des industries de services et de l'énergie solaire, la jeunesse de la main-d'œuvre.

Considérant cette situation, et dans le souci de parvenir à une croissance cumulative du revenu par habitant à même de réduire la pauvreté, de renforcer les capacités humaines et de satisfaire les besoins fondamentaux, dans un cadre social équitable et durable, le gouvernement a élaboré un nouveau référentiel de développement, le Plan national de développement économique et social (PNDES). Ce plan couvre la période 2016-2020 et se décline en trois axes :

axe 1 : réformer les institutions et moderniser l'administration ;

axe 2 : développer le capital humain ;

axe 3 : dynamiser les secteurs porteurs pour l'économie et les emplois.

La mise en œuvre du PNDES intervient dans un contexte sécuritaire marqué par une certaine dégradation au niveau de la zone sahélo-saharienne de l’Afrique de l’Ouest. Des attaques à répétition sont observées dans la partie septentrionale du Burkina, mais elles ont aussi touché la capitale Ouagadougou en 2016, 2017 et 2018. Celles-ci seraient le fait de groupes armés affiliés à des mouvements terroristes. Pour venir à bout de ce nouveau péril sécuritaire, les différents pays concernés (Burkina, Mali, Mauritanie Niger et Tchad) ont mis en place une force armée dénommée G5 Sahel qui est en cours d’opérationnalisation.

Le nouveau Programme indicatif de coopération entre le Burkina Faso et le Grand-Duché de Luxembourg (PIC III) pour la période 2017-2021, entend contribuer directement à la mise en œuvre du PNDES. À travers des actions dans les secteurs de concentration que sont la gestion durable des ressources naturelles, l’éducation, l’enseignement et la formation techniques et professionnels, ainsi que les nouvelles technologies de l’information et de la communication, il contribuera directement à ses trois axes.La Coopération luxembourgeoise participe aux cadres sectoriels de dialogue ainsi qu’à l’effort de la programmation conjointe de l’Union européenne.